Baccalauréat, débat public sur la drogue, Covid-19, des millions de réfugiés au Sahel et les JO du Japon : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.
National
Épreuves de spécialité du baccalauréat sont supprimées
Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé la suppression des épreuves de spécialité du baccalauréat prévues pour le 15 mars. Dans son email adressé aux chefs d’établissement et aux enseignants, le ministre explique que la situation est devenue « intenable » ; qu’il faut « trancher » et ne plus « laisser les élèves mariner »…
Ces épreuves valent 32 % de la note finale du bac. Cette année, elles seront calculées « sur la base des moyennes des trois trimestres de terminale de ces enseignements ».
Pour Parcoursup, les notes de ces épreuves seront remplacées par la moyenne des deux premiers trimestres de chaque enseignement de spécialité. Certaines exceptions sont tout de même à noter : l’épreuve de philosophie prévue en juin est conservée. C’est également le cas du grand oral et des épreuves anticipées de français. Toutes ces épreuves font évidemment preuves d’aménagements.
Cette décision tombe après que les syndicats d’enseignants et de chefs d’établissement aient réclamé la suppression ou le décalage de ces épreuves depuis des semaines. Si l’ajournement des épreuves aurait évité la solution du contrôle continu, il aurait également forcé une « une fermeture anticipée des lycées généraux et technologiques pour que soit assurée l’organisation de ces épreuves ». Le défi de cette mesure est de rendre les résultats objectifs, par exemple, un nombre minimal de notes sera exigé pour établir les moyennes.
Une majorité de Français sont favorables à « un débat sur la politique des drogues »
Plus d’un français sur deux pense que la politique de répression n’est pas « efficace pour lutter contre la consommation de drogues ». Sur les 1007 sondés d’une étude commandée par le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD), cela représente 66% des gens. 82% d’entre eux se disent également favorable « à l’organisation d’un débat sur la politique des drogues incluant l’ensemble des acteurs concernés »
L’étude a été réalisée à la mi-décembre. Cinquante ans après la promulgation de la loi instaurant la pénalisation de l’usage de drogues en France (loi de 1970), les sondeurs ont souhaité connaitre l’avis des Français. Parmi les autres résultats importants du sondage : 69 % pensent que « la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre le trafic de drogues ». 73 % jugent que l’Etat « ne met pas en place suffisamment d’outils et de campagnes de prévention ». 75 % pensent que « les mesures de réduction des risques actuelles sont insuffisantes ».
En 2016, un sondage Ipsos écrivait que 84 % des Français jugeaient « inefficace la législation actuelle » sur le cannabis. Ces chiffrent laissent à penser qu’une politique basée sur un autre système que la pénalisation des consommateurs serait populaire auprès de la population.
Le point Covid en France
Hier, sur le journal télévisé de 20 heures sur TF1, le ministre de la santé Olivier Véran a déclaré que le variant britannique représentait 1 % à 1,5 % du total actuel des contaminations quotidiennes par le Covid-19. S’il n’est pas plus létal (MAJ : de nouvelles études estiment qu’il pourrait être 30% plus mortel) que la souche du Covid-19 que nous connaissons, le variant est beaucoup plus contagieux. Afin de réduire la menace des nouveaux types de Covid-19 qui apparaissent au Royaume-Uni mais aussi en Afrique du Sud ou au Brésil, M. Véran a assuré que le gouvernement serait « en mesure » de vacciner 70 millions de personnes d’ici à la fin du mois d’août.
Il faut cependant que « la totalité des vaccins commandés soit validée par les autorités sanitaires européennes et mondiales ». L’objectif du mois de janvier est déjà d’atteindre les « 1,4 millions » de personnes vaccinées selon le ministre. Le problème reste que les centres de vaccination reçoivent trop de réservations comparé aux doses de vaccin disponibles. Le ministre a rappelé ne plus utiliser de masque artisanal, fabriqué chez soi, a cause de leurs capacité filtrantes réduites. Mieux vaut acheter les masques grand public. Les masques optimaux sont les masques chirurgicaux, les FFP2 et les masques industriels en tissu de « catégorie 1 ».
International
Le point Covid en Europe
Dans le contexte d’apparition des nouveaux variant, l’Union européenne appelle les pays européens à éviter les voyages non essentiels. La France a annoncé qu’elle imposerait aux voyageurs européens, en plus des personnes venant de pays hors UE, la présentation d’un test PCR réalisé soixante-douze heures avant le départ. Cette obligation ne concerne les voyages essentiels, notamment pour les travailleurs frontaliers.
Cette annonce parait au même moment où la Hongrie annonce qu’elle commande deux millions de doses du vaccin russe Spoutnik V. Les autorités pharmaceutiques hongroises ont critiqué la « lenteur » du processus d’approbation des vaccins par l’Agence européenne des médicaments. De ce fait, les autorités ont engagées leur responsabilité et approuvé la distribution du vaccin sans qu’il soit encore autorisé par l’EMA. Toujours en europe, l’institut de veille sanitaire Robert Koch à annoncé que l’Allemagne a dépassé le seuil des 50 000 morts du Covid-19
Deux millions de personnes déplacées dans le Sahel en 2020 :
Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies a annoncé que deux millions de personnes ont été déplacées dans leur propres pays dans la région du Sahel.
Ce « triste record » est du à la « violence incessante » de groupes djihadistes, de bandes criminelles et d’affrontements communautaires au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger. Selon le HCR, les communautés qui accueillent des déplacés « ont atteint un point de rupture », et la réponse humanitaire est « dangereusement débordée ».
La plupart des 850 000 réfugiés dans le Sahel viennent du Mali, mais plus de la moitié des déplacés, toutes catégories, sont des Burkinabés. Le pays est la cible de nombreuses attaques djihadistes sur des églises et des religieux. Une série d’attaques armées contre la ville de Koumbri et des villages voisins, dans le nord du pays, ont entraîné le déplacement de plus de 11 000 personnes depuis le début de l’année.
JO : Le Japon y croit encore
Les différents acteurs impliqués dans l’organisation des JO de Tokyo réaffirment leurs intentions de maintenir l’évènement pour l’été prochain. Initialement prévu en 2020, ils ont été repoussés à cause de l’épidémie de Covid-19. Cette annonce fait suite à de nombreux bruits de couloirs murmurant que le gouvernement Japonais aurait officieusement baissé les bras. Même si le Premier ministre affirme dans une séance parlementaire être « déterminé » à accueillir les Jeux Olympiques, le Times écrivait que la coalition au pouvoir au Japon avait déjà secrètement prévu qu’il serait impossible d’organiser les jeux. Selon le journal, la solution que le gouvernement priorise est que Tokyo organise les JO de 2032. Le gouvernement a démenti ces informations.
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