Les informations du 19 janvier à ne pas louper

Procès d’Edouard Balladur, nouvelles recommandations pour les masques, Navalny en prison : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Balladur et Léotard sont sur un bateau

Vingt-cinq ans après les faits, le procès des anciens ministres Edouard Balladur et François Léotard pour « complicité d’abus de bien sociaux » ne va pas s’arrêter.

Les deux hommes d’état sont jugés par Cour de justice de la République, le seul organe habilité à juger les ministres pour des actes commis durant leurs mandats. Ils sont soupçonnés d’avoir bénéficié de rétro-commissions venues de contrats d’armement pour financer la campagne présidentielle de 1995.

Le point de départ de cette affaire date du 8 mai 2002. Un attentat à Karachi, au Pakistan, fait quatorze morts. Onze d’entre eux sont des français de la Direction des constructions navales. Ils se rendaient alors sur un site d’assemblage de sous-marins. L’évènement est d’abord considéré comme un attentat d’Al-Qaïda. Ce n’est qu’en 2008 qu’une nouvelle piste est explorée. Mediapart révèle l’existence d’un rapport confidentiel : dans celui-ci la thèse de représailles par des responsables pakistanais est avancée. Ils ont été privés de commissions lorsque Jacques Chirac a mis fin à ce système de pots-de-vin qui profitait à Edouard Balladur.

L’affaire a déjà été jugée par un tribunal sur le volet non ministériel de l’affaire. Le 15 juin 2020, les entourages d’Edouard Balladur, François Léotard et Nicolas Sarkozy (alors ministre du budget) sont condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, recel ou complicité. Le tribunal a officiellement statué l’existence de « rétro-commissions […] a destinations des comptes de campagne de M. Edouard Balladur ». Le transfert examiné aujourd’hui est un versement en espèces, effectué en une seule fois, de 10,2 millions de francs.

Bas les masques face aux variants du Covid-19

Avec l’apparition et la circulation de plus en plus importante des variants britannique et sud-africain du Covid-19, le Haut Conseil de la santé (HCSP) recommande d’éviter certains types de masques. Les masques en tissu de catégorie 2 et que les masques fabriqués de façon artisanale sont visés par ces consignes.  Selon Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP, ces masques « filtrent moins bien » et les productions artisanales ne font l’objet « d’aucun contrôle sur leur performance ». Le masque en tissus de catégorie 1 reste donc l’option recommandée, celui-ci possède une capacité de filtration de 90% selon les normes de l’Agence française de normalisation.

Sur le point des vaccinations, Oliver Véran, ministre de la Santé, a affirmé sur France Inter que les services de santé auraient « vacciné d’ici la fin de février 2,4 millions de Français avec du Pfizer et du Moderna, et, si l’Astra-Zeneca et d’autres vaccins devaient être validés, nous pourrions atteindre 4 millions ».  

En plus de 2020, le Covid nous pique de l’espérance de vie

Selon le bilan démographique 2020 de l’Insee, la France a atteint son taux de naissance le plus bas depuis 1945. Seulement 740.000 bébés sont nés en France l’année dernière. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, l’espérance de vie à la naissance à également baissé. Les femmes vivent en moyenne 85,2 ans (soit une perte de cinq mois) et les hommes vivent jusqu’à 79,2 ans (six mois de moins). Et jamais deux sans trois : je vous écrivais également dans une revue d’actualité précédente que l’Insee avait annoncé une augmentation de la mortalité de 9% en France en 2020.

International

Alexeï Navalany, le cadeau empoisonné en Russie

Après cinq mois de convalescence en Allemagne, l’opposant politique Alexeï Navalny a été arrêté dimanche 17 janvier, immédiatement à son retour en Russie pour avoir violé des mesures de contrôle judiciaire. L’homme dont « Vladimir Poutine n’a pas peur » était attendu par la police a la sortie de son avion à Moscou. Malgré plusieurs appels de la communauté internationale à la libération de Navalny, la Russie a signifié très clairement « qu’elle ne prendra pas en considération » ces demandes.
Ce refus à lieu au même moment que la parution d’une vidéo de l’opposant. Spécialisé dans les affaires d’anti-corruption, Navalny accuse Vladimir Poutine d’être, via des intermédiaires, le propriétaire d’un terrain de 7000 hectares et d’un immense « palais » près de la ville de Guélendjik, sur les rives de la mer Noire. La propriété du lieu serait au FSB (les services spéciaux russes) et aurait été l’objet d’un investissement de 100 milliards de roubles soit 1,12 milliard d’euros.
Tout comme pour les accusations d’empoisonnement de Navalny, le Kremlin a rejeté ces accusations.

Etats-Unis, une cérémonie pour VIP sous haute sécurité

Le grand moment international du 20 janvier aura lieu à 18 heure en France, il s’agit de l’investiture du président des Etats-Unis Joe Biden. L’évènement s’annoncé comme unique pour plusieurs raisons.
La première, c’est l’absence du président sortant à la cérémonie, Donald Trump a refusé d’y assister et brise 150 ans de protocole.
La seconde raison, c’est que 25 000 réservistes de la garde nationale sont mobilisés pour protéger Washington. A titre de comparaison, il s’agit de cinq fois le nombre de militaires américains actuellement stationnés en Irak et en Afghanistan.
Enfin, autre élément singulier : Cette cérémonie risque d’être celle au public le plus restreint depuis 76 ans, lors du quatrième mandat de Franklin D. Roosevelt. Pour des raisons de sécurité et de mesures sanitaires, le National Mall, l’esplanade qui s’étend du Washington Monument jusqu’au Capitole, sera fermé au public. Afin de remplacer la foule manquante, 200 000 drapeaux ont été plantés devant le capitole. Le nouveau président doit prêter serment à 12 heure pile, heure locale.

Mise à jour du 20/01 : Après un examen pour vérifier les liens de certains soldats avec l’extrême droite, une douzaine de membres de la Garde nationale américaine ont été mis a pied et écartés de l’équipe en charge de la sécurisation de la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden. Selon Jonathan Hoffman, porte-parole du Pentagone, cette décision a été prise pour des « mesures de prudence ».
Dernier rebondissement de la présidence, Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller qui l’avait conseillé durant sa campagne de 2016, Steve Bannon. Agé de 66 ans, il est accusé de détournements de fonds (plus d’un million de dollars) concernant le projet de construction du fameux mur de Donald Trump.

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