Les informations du 26 janvier à ne pas louper

Grand débat sur la sécurité, dissolution de Génération identitaire, extension de la parité homme-femme, vaccins dans l’UE, émeutes aux Pays-Bas, démission en Italie et la Première ministre en Estonie : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Le Beauvau de la sécurité

Le point du jour démarre par une information concernant la journée d’hier (ca commence bien) !
Le ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin, et les syndicats de policiers se sont réuni lundi pour un premier grand débat sur la sécurité.
Cette initiative fait suite à un engagement d’Emmanuel Macron lors d’une interview sur le média Brut le 4 décembre dernier. Le président de la République y reconnaissait l’existence de violences policières, difficiles à nier après les (nombreuses) vidéos circulant sur internet d’interpellations et de méthodes de maintiens de l’ordre. La goutte qui a fait déborder le vase était l’affaire Michel Zecler, quinze jours plus tôt. Le producteur de musique a été tabassé par 4 policiers dans le 17ème arrondissement et filmé par les caméras de surveillance du lieu de travail de la victime.

Le grand débat de « Beauvau de la sécurité », organisé hier à huis clos, doit concerner ce que Gérald Darmanin appelle lui-même les « sept péchés capitaux » de la police actuelle. Je vais vous résumer quelques-unes des thématiques phare du débat.

Le premier point principal concerne la formation, le recrutement et l’encadrement des policier et des gendarmes. En 2022, les foces de l’ordre devraient comptés 10 000 recrutés supplémentaires mais, a l’heure actuelle, la formation d’un policier ne dure que huit mois, contre trois ans au Danemark. En plus d’un absence de formation sur les questions de violences domestiques et de lutte contre les discriminations, cet encadrement est également insuffisant car les trois quarts des nouveaux formés sont affectés en région parisienne dans des zones sensibles. Les vétérans, eux, demandent souvent à être muté en province après quelques années.

Le second point concerne la confiance entre la police et la population.
Selon un sondage de l’IFOP paru dans le JDD, 45% des sondés font confiance à la police, soit moins d’une personne sur deux. Le Beauvau de la sécurité est donc l’occasion de réfléchir à des méthodes alternatives comme celles du Royaume-Uni basé sur une « police de communauté » qui effectue des échanges réguliers entre la police et la population.

Le troisième point vise à réduire la violence du maintien de l’ordre.
Cinq ans après la loi « Travail », deux ans après les Gilets jaunes, quelques semaines après les manifestations de la loi « sécurité globale », le maintiens de l’ordre est aujourd’hui un sujet brulant. Malgré la rédaction du schéma national du maintien de l’ordre qui régule le matériel utilisé par les forces de police (Grenades GLI-F4, utilisation de LBD), le débat doit s’orienter sur des discussions concernant les méthodes de « désescalade » allemandes adoptées par le pays en 1985.

Enfin, un dernier point important concerne la rénovation de l’IGPN.
Les bœuf-carottes n’ont pas vraiment la côte depuis quelques années, ce n’est un secret pour personne. Qualifiée de « masquarade » par l’opposition de gauche, l’inspection générale de la police nationale, la « police des polices » est accusée par ses détracteurs de partialité et d’immobilisme. Le nombre d’enquêtes transmises aux autorités judiciares par l’organisme en 2019 était de 1322. Cependant l’IGPN a réduit ses propositions de sanctions de 21,4% par rapport à 2018.
L’une des solutions serait de créer un organisme indépendant du ministère de l’Intérieur. Gerald Darmanin a rejeté cette idée devant la commission des lois. Le ministre privilégie une évolution de l’institution sous le giron de son ministère, ce sera sujet à débat.

Le ministère de l’intérieur envisage une dissolution de Génération identitaire

(Attention, je ne vais pas être tendre)
La dernière classe de neige « antimigrants » des fachos dans les Pyrénées n’est pas du goût du ministre de l’Intérieur. La semaine dernière, le groupuscule d’extrême droite – qui revendique 2800 membres- a mené deux opérations sous la bannière « Defend Europe » à la frontière avec l’Espagne, en Haute-Garonne.
L’objectif, selon Marianne Thaïs d’Escufon, porte-parole de l’organisation, était de « traquer les profils suspects » et « afro-maghrébins » à coup de drones.
Outre le fait que les derniers terroristes notoires en France venaient de Belgique et pas de méditerranée, Génération identitaire n’en est pas à son coup d’essai.
En 2018, ils ont également effectué des patrouilles de nuit et créé une chaine humaine à la frontière Franco-Italienne (toujours pas la Belgique). Trois cadres de l’organisation avaient alors été condamnés en 2019, puis relaxés en décembre 2020 par la cour d’appel de Grenoble.
Cela n’empêche pas Gerald Darmanin d’être « scandalisé par le travail de sape de la République » de la part des militants. Le ministre ajoute que, si les éléments sont réunis, il n’hésitera pas à proposer la dissolution du groupe. Une enquête préliminaire a également été ouverte pour « provocation publique à la haine raciale ».

Le secteur de la pèche coule en France

Lors du comité national des pêches, les pêcheurs français ont évalué une baisse de 30% à 40% de leur chiffre d’affaires en 2020. Le directeur général du comité, Jean-Luc Hall, parle de « catastrophe ». Cette chute est due aux difficultés économiques provoquées par le Covid-19 : la fermeture des restaurants et des marchés internationaux comme l’Italie et l’Espagne a durement frappé le secteur. Autre raison avancée : la raréfaction des ressources. Les pécheurs dans l’est et le nord de la manche reprochent aux pécheurs du Pays-Bas d’utiliser des filets au maillage plus fin et donc de diminuer les captures.

Extension de la parité homme-femme

Le Haut conseil à l’égalité hommes-femmes appelle à l’extension de loi Copé-Zimmermann dans les comités exécutifs et de direction. Signée en 2011, la loi impose un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration (CA) des grandes et moyennes entreprises. Grace à cette loi, la part de femmes dans les CA des entreprises du CAC40 a plus que doublé, passant de 20,6% en 2011 à 44,6% en 2020. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, s’est lui-même déclaré favorable pour des quotas dans les entreprises afin de faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes.

International

Point sur les vaccins en France et dans l’Union Européenne :

Concernant les vaccins l’actualité est toujours chaude en ce moment, même quand ces derniers doivent êtres réfrigérés à -70° C. La dernière info en date concernant le vaccin Pfizer/BioNTech est que le délai d’injection en deux temps du vaccin sera maintenu à « 3 ou 4 semaines » en France, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Celui-ci va contre l’avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et la Haute autorité de santé. Ces dernières estiment que l’écart entre deux administrations de vaccin peut être allongé à six semaines.

Toujours sur la question du délai entre deux injections d’un vaccin, le Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS sur la vaccination déclare que le vaccin Moderna – dans des circonstances exceptionnelles – peut être administrée jusqu’à six semaines après la première dose. En revanche, ils ne recommandent en revanche pas de réduire la dose de moitié.

Encore faut-il que tout le monde ai accès à des vaccins. Des retards sont prévus dans la production européenne et la Commission européenne a fait pression sur les laboratoires pour recevoir les vaccins promis. Involontairement, ces vaccins sont également un vecteur d’inégalité. A l’heure actuelle, les pays les plus riches ont pris une longueur d’avance dans la course à la vaccination. L’OMS a prévenu des dangers d’un « nationalisme vaccinal ». L’équité vaccinale est nécessaire pour obtenir un équilibre économique général. Au forum de Davos, Cyril Ramaphosa, président de Afrique du Sud, s’inquiète car les pays riches « s’accaparent les vaccins ». La chancelière allemande, Angela Merkel a également appelé à une répartition « équitable » dans ce contexte de concurrence entre les pays en voie de développement, et les pays industrialisés.

Zizanie au Pays Bas

Les néerlandais font de la résistance contre leur premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale. Le week-end dernier, le gouvernement des Pays-Bas a décidé de confiner ses concitoyens dans leurs domiciles entre 21h00 et 04h30 jusqu’au 9 février. Ces restrictions visent à lutter contre la pandémie de Covid-19.
Pourtant, la décision a provoqué des émeutes dans plusieurs villes du pays. Dimanche et lundi, des affrontements ont eu lieu entre la police anti-émeute et des néerlandais. Les émeutiers ont pillé des magasins et incendié des voitures.
Selon la police, 250 personnes ont été appréhendées dimanche et 184 arrestations ont eu lieu lundi. Dix policiers ont été blessés dans les affrontements et le gouvernement déclare qu’il ne fera pas marche arrière sur ce couvre-feu respecté par la grande majorité des citoyens. Le Premier ministre Mark Rutte condamne ces « violences criminelles » et le ministre des Finances Wopke Hoekstra a déclaré que ces émeutes étaient le fait de « racailles ». Plus de 13.600 personnes sont mortes à cause du virus depuis le début de la pandémie au pays-Bas.

Le gouvernement Conte s’effondre en Italie

Giuseppe Conte, le président du Conseil des ministres d’Italie – l’équivalent de notre Premier ministre – a remis sa démission à Sergio Mattarella, le président de la République italienne.
Le second gouvernement du président du Conseil meurt donc après 509 jours d’existence, au cœur d’une crise économique et sanitaire. Cette décision est la conséquence du départ d’Italia Viva, un parti pivot de sa fragile coalition. Ce parti, dirigé par l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, était nécessaire à M. Conte pour conserver une majorité parlementaire. 
Malgré le fait qu’il ait passé de justesse le vote de confiance du Parlement la semaine dernière, Giuseppe Conte a présenté sa démission. Ça ne veut pas dire qu’il renonce au poste pour autant.
Celui-ci compte lancer des consultations le plus rapidement possible auprès de tous les partis politiques italiens afin de reformer un troisième gouvernement. Une mission très difficile. S’il ne trouve ne pas assez de partis intéressés par un siège ministériel  dans sa prochaine majorité parlementaire, Conte sera obligé d’abandonner.

Kaja Kallas devient la première femme à la tête du gouvernement en Estonie

En 2016, Kersti Kaljulaid devenait la première femme élue chef de l’Etat en Estonie. Aujourd’hui, Kara Kallad devient la première femme Premier ministre du pays.
En mars 2019, la chef du Parti de la réforme avait remporté les élections législatives mais n’avait pas pu former une coalition majoritaire. C’est donc le précédent premier ministre centriste depuis 2016, Jüri Ratas, qui était resté au pouvoir. La transition du pouvoir s’opère dans le cadre d’une démission de cet homme politique. Son parti était impliqué dans une affaire de corruption. Les centristes ont donc annoncé leur ralliement dans un gouvernement de coalition dirigé par Kara Kallad.
Avec cette nomination, l’Estonie devient le sixième pays nordique avec le Danemark, l’Islande, la Norvège, la Finlande et la Lituanie à être gouverné par une femme. Il ne manque plus que la Suède et la Lettonie, et la boucle nordique sera bouclée.

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Les informations du 25 janvier à ne pas louper

Rattrapage des actus du week-end, retard des vaccins, troisième confinement, procès de l’agent orange, arrestations massives en Russie et rapport sur les inégalités mondiales : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Point sur la pandémie : Vaccinations, retard des livraisons et confinement possible

La France a atteint le million de personnes vaccinées contre le Covid-19 samedi 23 janvier, cependant, la production de vaccins n’est toujours pas suffisante pour répondre à la demande des européens
Pour les laboratoires, tous les moyens sont bons pour gagner du temps et faire des économies.
Pfizer et BioNTech, par exemple, sont coutumier des excuses : le 15 janvier, ils annonçaient du retard dans la livraison de leurs vaccin a cause de problèmes de production. Après la livraison en temps et en heure, c’est désormais dans la quantité qu’ils essayent de négocier. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a établi qu’un flacon de vaccin Pfizer/BioNTech contenait six doses au lieu de cinq. De ce fait, ils livreront moins de flacons pour le même prix de commande.

Autre cafouillage dans la livraison de vaccins en Europe, et donc en France : Le groupe britannique AstraZeneca a annoncé, lui aussi, des « baisse de rendement » dans sa production. Du retard est donc prévu dans les livraisons alors que l’EMA n’a même pas encore donné son feu vert pour le vaccin, prévu pour le 29 janvier.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé le PDG du groupe aujourd’hui pour lui rappeler d’honorer son contrat avec l’Union Européenne. Dans son appel, la présidente de la Commission a mentionné que « l’UE avait investi d’importants montants dans les laboratoires, précisément pour s’assurer que la production monte en puissance avant l’approbation de mise sur le marché ». La Commission européenne, a négocié et signé un contrat pour précommander jusqu’à 400 millions de doses du vaccin AstraZeneca/Oxford. Celui-ci est sensé mieux se conserver et être moins cher, si jamais il arrive un jour…

L’institut pasteur abandonne la course

En plus d’un gout de défaite venant des livraisons européennes, c’est également le secteur français qui s’enfonce. En décembre, Sanofi a annoncé que son vaccin n’arriverait qu’un an après tous ses concurrents car celui-ci était moins efficace que prévu. Sanofi a versé 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2020. Le groupe a également annoncé un plan de licenciement de 1700 personnes dont 1000 personnes en France et 400 dans la recherche.
Ce fleuron de la recherche française n’est d’ailleurs pas le seul à s’illustrer d’une manière étrange en 2021 : L’institut Pasteur a annoncé aujourd’hui qu’il renonçait au développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu’il était moins efficace qu’espéré.

Vers un troisième confinement ?

En attendant des jours meilleurs du côté des vaccins, la France se prépare à un potentiel troisième confinement. Le président de la république présidera mercredi prochain un conseil de défense sanitaire. Emmanuel Macron devra décider si un confinement doit être à nouveau mis en place.
Officiellement, un statu quo et même un allégement des mesures pourraient être prévu si la courbe de l’épidémie à se stabilise. Mais le scénario est peu probable. A l’heure actuelle, les scientifiques et les responsables politiques réclament un confinement préventif. Dimanche, même Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, a déclaré sur BFMTV « Il faudra aller probablement vers un confinement ».

Procès de « l’agent orange », un règlement de compte historique

Aujourd’hui s’ouvre en France le procès de « l’agent orange ». Tran To Nga a 78 ans et elle est Franco-Vietnamienne. Elle vit en France depuis 1992 mais à l’époque de la guerre du Vietnam, elle était une agente de liaison dans le maquis. Elle affirme souffrir de pathologies causées par ce défoliant toxique utilisé au-dessus des jungles du pays entre 1961 à 1971 pour débusquer les troupes Nord-vietnamiennes.  

Elle a notamment perdu une fille et s’est rendu compte que des maladies récurrentes ou des problèmes de santé pouvaient avoir été causés par l’agent orange. Tran To Nga a porté plainte en 2014 contre 14 firmes l’industrie agrochimique qui ont fabriqué ou commercialisé l’agent orange. Elle souhaite que les entreprises reconnaissent leurs responsabilités. Au rang des accusés pour le crime « d’écocide », on compte Monsanto ou encore Dow Chemical.

A l’audience d’aujourd’hui, les conseils des multinationales mises en cause ont plaidé l’incompétence du tribunal d’Evry pour traiter de ce dossier. Selon maître Jean-Daniel Bretzner, ces sociétés « agissaient sur l’ordre d’un Etat et pour son compte ». L’avocat a donc expliqué que ces entreprises pouvaient bénéficier de l’immunité de juridiction et que la juridiction française n’était pas compétente à juger de l’action d’un Etat étranger souverain dans le cadre « d’une politique de défense » en temps de guerre.

International

Arrestations massives en Russie

Difficile d’y avoir échappé ces derniers jours mais l’actualité est très mouvementée en Russie. L’incarcération de l’opposant politique Alexeï Navalny, cinq mois après son empoisonnement présumé par le Kremlin en Sibérie, a mis le feu aux poudres. Les rassemblements étaient préventivement interdits par les autorités mais des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de 114 villes russes pour réclamer la libération de l’opposant et scander des « Poutine voleur ! » ou « Navalny, on est avec toi ! ». L’Agence France-Presse estimait environ 20 000 manifestants à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Ils étaient 40 000 pour Reuters et entre 18 000 et 35 000 pour l’ONG Compteur blanc. La police, elle, donne le chiffre de 4 000 personnes présentes dans les rues. S’il ne s’agit pas d’un raz de marée humain, cela reste le rassemblement non autorisé le plus important depuis deux décennies dans le pays.

Le bilan des manifestations s’élève à 3700 arrestations dans toute la Russie. De nombreuses vidéos montrent également une violente répression des manifestations de la part de la police, et même de la violence gratuite pour certains cas. L’une des vidéos les plus marquantes concerne une femme blessée à la tête, actuellement « Dans un état grave » en soin intensif à l’hôpital Djanelidze. Alors qu’elle interrogeait des policiers à propos de l’arrestation d’un jeune homme, l’un d’entre eux lui a asséné un coup de pied dans le ventre, la faisant tomber violemment sur le sol.

De nombreuses personnalités européennes se sont exprimées à la suite de ces évènements. C’est le cas de Charles Michel, le président du Conseil européen, Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne ou encore plusieurs ministres des Affaires étrangères dont un qui n’a particulièrement pas froid aux yeux : Jean-Yves Le Drian.
Notre ministre des Affaires étrangères a déclaré dimanche « Je trouve cette dérive autoritaire très inquiétante (..) La remise en cause de l’Etat de droit par ces arrestations-là, collectives et préventives, est insupportable ». Les propos tenu le ministre sont vrai, en revanche, celui qui représente la France à l’étranger est très mal placé pour donner des leçon de maintiens de l’ordre. Epinglé par des ONG comme Amnesty International pour ses méthodes de plus en plus brutales en manifestation et ses violations de l’état de droit, la France est, elle aussi, capable d’arrestations préventives avec des gardes à vues prolongées sans motif tout un week-end, des cas de violences policières filmées etc. Comble du comble, la Russie, elle, n’a jamais tenté de faire passer une loi interdisant de filmer ses forces de l’ordre sous prétexte que les images pourraient être diffusées sur internet. Un point pour les Russes.

Le virus qui rend les riches plus riches, et les pauvres plus pauvres

L’Oxfam a publié son rapport « Le virus des inégalités ». La première constatation de l’agence non gouvernementale est que, sans surprise, la crise due au Covid-19 a augmenté les inégalités. Le rapport indique que les 1 000 personnes les plus riches du monde n’ont mis que neuf mois en 2020 pour retrouver leur niveau de fortune d’avant-crise. Lors de la crise financière de 2008, le délai était de cinq ans. A partir du 18 mars 2020 jusqu’à la fin de l’année, la fortune cumulée de ces personnes a augmenté de 3 900 milliards de dollars. Les dix personnes les plus riches du monde, dont le nôtre Bernard Arnault national, ont vu leur fortune augmenter de 540 milliards de dollars. Dans le même temps, le PIB mondial a chuté de 5% et entre 200 et 500 millions de personnes sont tombés sous le seuil de pauvreté. Parmi les personnes les plus touchées comptent les jeunes, les personnes issues de l’immigration et les femmes. Autre facteur d’aggravation : l’éducation. Plus de 180 pays ont été contraints de fermer temporairement leurs écoles en 2020.
L’Oxfam insiste dans son rapport sur la nécessité des gouvernements de rendre leur fiscalité plus redistributive. Interrogé par Le Monde, le codirecteur du laboratoire sur les inégalités mondiales à l’Ecole d’économie de Paris, Lucas Chancel, déclare « Aujourd’hui, refuser de faire contribuer davantage les plus aisés pour rembourser la dette Covid, financer les vaccins et plus généralement empêcher que le monde commun ne se délite devient incompréhensible. »
Dans son rapport, l’ONG propose d’augmenter l’impôt sur la fortune, taxer les transactions financières ou encore mieux lutter contre l’évasion fiscale.

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Les informations du 22 janvier à ne pas louper

Baccalauréat, débat public sur la drogue, Covid-19, des millions de réfugiés au Sahel et les JO du Japon : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Épreuves de spécialité du baccalauréat sont supprimées

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé la suppression des épreuves de spécialité du baccalauréat prévues pour le 15 mars. Dans son email adressé aux chefs d’établissement et aux enseignants, le ministre explique que la situation est devenue « intenable » ; qu’il faut « trancher » et ne plus « laisser les élèves mariner »…

Ces épreuves valent 32 % de la note finale du bac. Cette année, elles seront calculées « sur la base des moyennes des trois trimestres de terminale de ces enseignements ».
Pour Parcoursup, les notes de ces épreuves seront remplacées par la moyenne des deux premiers trimestres de chaque enseignement de spécialité. Certaines exceptions sont tout de même à noter : l’épreuve de philosophie prévue en juin est conservée. C’est également le cas du grand oral et des épreuves anticipées de français. Toutes ces épreuves font évidemment preuves d’aménagements.

Cette décision tombe après que les syndicats d’enseignants et de chefs d’établissement aient réclamé la suppression ou le décalage de ces épreuves depuis des semaines. Si l’ajournement des épreuves aurait évité la solution du contrôle continu, il aurait également forcé une « une fermeture anticipée des lycées généraux et technologiques pour que soit assurée l’organisation de ces épreuves ». Le défi de cette mesure est de rendre les résultats objectifs, par exemple, un nombre minimal de notes sera exigé pour établir les moyennes.

Une majorité de Français sont favorables à « un débat sur la politique des drogues »

Plus d’un français sur deux pense que la politique de répression n’est pas « efficace pour lutter contre la consommation de drogues ». Sur les 1007 sondés d’une étude commandée par le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD), cela représente 66% des gens. 82% d’entre eux se disent également favorable « à l’organisation d’un débat sur la politique des drogues incluant l’ensemble des acteurs concernés »

L’étude a été réalisée à la mi-décembre. Cinquante ans après la promulgation de la loi instaurant la pénalisation de l’usage de drogues en France (loi de 1970), les sondeurs ont souhaité connaitre l’avis des Français. Parmi les autres résultats importants du sondage : 69 % pensent que « la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre le trafic de drogues ». 73 % jugent que l’Etat « ne met pas en place suffisamment d’outils et de campagnes de prévention ». 75 % pensent que « les mesures de réduction des risques actuelles sont insuffisantes ».

En 2016,  un sondage Ipsos écrivait que 84 % des Français jugeaient « inefficace la législation actuelle » sur le cannabis. Ces chiffrent laissent à penser qu’une politique basée sur un autre système que la pénalisation des consommateurs serait populaire auprès de la population.

Le point Covid en France

Hier, sur le journal télévisé de 20 heures sur TF1, le ministre de la santé Olivier Véran a déclaré que le variant britannique représentait 1 % à 1,5 % du total actuel des contaminations quotidiennes par le Covid-19. S’il n’est pas plus létal (MAJ : de nouvelles études estiment qu’il pourrait être 30% plus mortel) que la souche du Covid-19 que nous connaissons, le variant est beaucoup plus contagieux. Afin de réduire la menace des nouveaux types de Covid-19 qui apparaissent au Royaume-Uni mais aussi en Afrique du Sud ou au Brésil, M. Véran a assuré que le gouvernement serait « en mesure » de vacciner 70 millions de personnes d’ici à la fin du mois d’août.

Il faut cependant que « la totalité des vaccins commandés soit validée par les autorités sanitaires européennes et mondiales ». L’objectif du mois de janvier est déjà d’atteindre les « 1,4 millions » de personnes vaccinées selon le ministre. Le problème reste que les centres de vaccination reçoivent trop de réservations comparé aux doses de vaccin disponibles. Le ministre a rappelé ne plus utiliser de masque artisanal, fabriqué chez soi, a cause de leurs capacité filtrantes réduites. Mieux vaut acheter les masques grand public. Les masques optimaux sont les masques chirurgicaux, les FFP2 et les masques industriels en tissu de « catégorie 1 ».

International

Le point Covid en Europe

Dans le contexte d’apparition des nouveaux variant, l’Union européenne appelle les pays européens à éviter les voyages non essentiels. La France a annoncé qu’elle imposerait aux voyageurs européens, en plus des personnes venant de pays hors UE, la présentation d’un test PCR réalisé soixante-douze heures avant le départ. Cette obligation ne concerne les voyages essentiels, notamment pour les travailleurs frontaliers.
Cette annonce parait au même moment où la Hongrie annonce qu’elle commande deux millions de doses du vaccin russe Spoutnik V. Les autorités pharmaceutiques hongroises ont critiqué la « lenteur » du processus d’approbation des vaccins par l’Agence européenne des médicaments. De ce fait, les autorités ont engagées leur responsabilité et approuvé la distribution du vaccin sans qu’il soit encore autorisé par l’EMA. Toujours en europe, l’institut de veille sanitaire Robert Koch à annoncé que l’Allemagne a dépassé le seuil des 50 000 morts du Covid-19

Deux millions de personnes déplacées dans le Sahel en 2020 :

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies a annoncé que deux millions de personnes ont été déplacées dans leur propres pays dans la région du Sahel.
Ce « triste record » est du à la « violence incessante » de groupes djihadistes, de bandes criminelles et d’affrontements communautaires au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger. Selon le HCR, les communautés qui accueillent des déplacés « ont atteint un point de rupture », et la réponse humanitaire est « dangereusement débordée ».
La plupart des 850 000 réfugiés dans le Sahel viennent du Mali, mais plus de la moitié des déplacés, toutes catégories, sont des Burkinabés. Le pays est la cible de nombreuses attaques djihadistes sur des églises et des religieux. Une série d’attaques armées contre la ville de Koumbri et des villages voisins, dans le nord du pays, ont entraîné le déplacement de plus de 11 000 personnes depuis le début de l’année.

JO : Le Japon y croit encore

Les différents acteurs impliqués dans l’organisation des JO de Tokyo réaffirment leurs intentions de maintenir l’évènement pour l’été prochain. Initialement prévu en 2020, ils ont été repoussés à cause de l’épidémie de Covid-19. Cette annonce fait suite à de nombreux bruits de couloirs murmurant que le gouvernement Japonais aurait officieusement baissé les bras. Même si le Premier ministre affirme dans une séance parlementaire être « déterminé » à accueillir les Jeux Olympiques, le Times écrivait que la coalition au pouvoir au Japon avait déjà secrètement prévu qu’il serait impossible d’organiser les jeux. Selon le journal, la solution que le gouvernement priorise est que Tokyo organise les JO de 2032. Le gouvernement a démenti ces informations.

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Les informations du 21 janvier à ne pas louper

Précarité étudiante, plan d’investissement dans les technologies quantiques, attentat à Bagdad : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Du pain, des cours et des psy pour les étudiants

Lors d’une rencontre avec des étudiants à l’université Paris-Saclay, dans l’Essonne, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures pour améliorer le quotidien et réduire la précarité des jeunes dans les universités. Le chef de l’état a indiqué qu’il souhaitait que les étudiants puissent « avoir les mêmes droits qu’un salarié. » et revenir sur place un jour par semaine avec une jauge maximum de 20 % dans les amphithéâtres.

La seconde mesure concerne la précarité alimentaire. Le président de la république a déclaré que tous les étudiants non boursiers et internationaux pourraient obtenir deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires d’ici la fin du mois de janvier. Cette mesure n’était disponible jusqu’ici qu’aux étudiants boursiers, une seule fois par jours.

Enfin, un « chèque psy » sera créé à partir du 1er février. Celui-ci permettra à « tous les étudiants qui le souhaitent » de pouvoir consulter un psychologue et suivre des soins. La précarité étudiante est devenu une priorité du gouvernement après que les tentatives de suicide se soient multipliées chez les étudiants ces dernières semaines, une population grandement affectée par la crise du Covid-19.

La France, ce futur géant du quantique

Emmanuel Macron (toujours lui décidément) a présenté sur le plateau de Saclay (toujours en Essonne), un plan d’investissement national de 1,8 milliard d’euros sur cinq ans dans le domaine quantique. Son but est de placer la France dans « les trois premiers mondiaux » de ces technologies qui doivent métamorphoser l’industrie et l’informatique dans les années à venir.

« Alors c’est bien joli tout ça mais c’est quoi les technologies quantiques ? » me direz-vous. Et bien il s’agit de technologies qui exploitent la matière à l’échelle de l’infiniment petit comme les atomes, les ions, les photons, les électrons etc. Concrètement, ces technologies sont encore au stade du prototype et du bégaiement, mais elles pourraient permettre à l’avenir de construire des ordinateurs aux capacités de calcul infiniment plus puissantes que les supercalculateurs actuels. Ses utilisations industrielles seront nombreuses et permettrait également la création de moyens de communications inviolables. Bref, c’est le futur et la France veut en faire partie. Plus précisément, elle souhaite être troisième, derrière la Chine et les Etats-Unis.

Investir dans ces technologies est une question de souveraineté et ne cache pas l’intention d’éviter une fuite des cerveaux. Le plan doit financer « une centaine de bourses de thèse et une cinquantaine de contrats post-doctoraux ». Pourront s’ajouter à cela « une dizaine de bourses “jeune talent” par an » pour faire venir des chercheurs prometteurs.

Le Sénat adopte une proposition de loi contre les crimes sexuels sur mineurs de moins de 13 ans

Le Sénat a adopté à l’unanimité, en première lecture, une proposition de loi visant à créer un nouveau crime sexuel pour protéger les mineurs de moins de 13 ans. Le gouvernement a annoncé des consultations avec les associations. Cette loi apparait en plein milieu de l’affaire Olivier Duhamel. Dans son nouveau livre « La Famillia Grande », Camille Kouchner affirme que le constitutionnaliste à fait subir des gestes incestueux à son frère. Le sujet est donc au cœur de tous les esprits même si l’auteure de la loi, Annick Billon, affirme que celle-ci n’a pas été rédigée « en réaction à la déflagration politique et médiatique provoquée par le livre »

La loi punissait déjà les actes sexuels commis sur un enfant de moins de 15 ans. Il s’agissait d’un délit « d’atteinte sexuelle » puni par sept ans de prison.
Aujourd’hui, le Sénat a voté une proposition de loi pour fixer le seuil d’âge du non-consentement à 13 ans et interdire ainsi tout rapport sexuels avec des mineurs en dessous de cet âge. Alors qu’il n’existait qu’un délit, l’infraction passerait au crime (plus fortement condamné par la loi) en cas de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’elle soit, dès lors que l’auteur des faits connaissait ou ne pouvait ignorer l’âge de la victime.

Confinement en vue capitaine (?)!

Olivier Véran était auditionné dans le cadre du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Le ministre de la santé, a annoncé qu’un confinement « deviendrait probablement une nécessité absolue » si le variant britannique du coronavirus continuait de circuler en France et que le nombre de contaminés venait à augmenter . Il s’est exprimé à 20 heures sur TF1 pour faire un point sur l’épidémie. Selon le ministre, le gouvernement sera « en mesure » de vacciner 70 millions de personnes d’ici fin août, « si la totalité des vaccins commandés sont validés par les autorités sanitaires européennes et mondiales ».

International

L’Union Européenne se rappelle qu’elle possède des valeurs humanistes dans sa Constitution

A Bruxelles, business is business. Enfin c’est normalement le cas sauf quand quelqu’un d’un peu sensé rappelle que l’esclavagisme et la dictature, c’est mal. Dans ce cas de figure c’est le Parlement européen qui s’est chargé de dire à la Commission que nous étions sensé rester crédibles en tant qu’Êtres humains.

Lors d’une visioconférence, les eurodéputés ont adopté avec une large majorité une résolution condamnant la répression de personnes militant pour la démocratie à Hong Kong.
Selon le Parlement « L’accord UE-Chine sur les investissements met en danger la crédibilité de l’Europe en matière de droits de l’Homme ». Le texte mentionne également la situation dans la province en majorité peuplée de Ouïghours du Xinjiang et au Tibet. La Chine continue toujours de nier les faits alors que les preuves et rapports internationaux s’accumulent.
Le Parlement ajoute qu’il « tiendra compte de la situation des droits de l’Homme en Chine, y compris à Hong Kong, lorsqu’il sera invité à approuver l’accord d’investissement ». Menaces vides de sens car, de toute façon, l’accord du Parlement européen n’est pas nécessaire pour que l’Union Européenne adopte un traité international. L’objectif de cet accord est de rééquilibrer les relations avec la Chine, il sera définitivement ratifié en 2022.

À toutes fins utiles, voici un petit rappel des valeurs de l’Union Européenne signées en 2007 lors du traité de Lisbonne : Droit au respect de la dignité humaine, à la liberté, la démocratie, l’égalité, l’état de droit, le respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités.

Double attentat suicide à Bagdad

Le marché de Bab Charqi au centre de Bagdad a été le théâtre de deux attentats simultanés. Au total, 32 personnes sont mortes et 110 autres sont blessées. Le bilan est provisoire et les médecins craignent que les chiffres s’alourdissent. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier du pays depuis trois ans dans la capitale de plus de dix millions d’habitants.
Selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur irakien, le premier kamikaze s’est fait sauter après avoir attroupé du monde autour de lui.
Cette explosion a provoqué un nouvel attroupement pour venir au secours des victimes : c’est à ce moment-là qu’un second kamikaze est arrivé à moto pour enclencher une seconde explosion.
Même si l’attentat n’a pas encore été revendiqué, le mode opératoire, ajouté aux soupçons des autorités irakiennes, suggèrent que cet attentat aurait été commis par l’organisation Etat Islamique (Daesh) dont la présence s’est raréfiée ces dernières années après sa défaite militaire en 2017.

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Les informations du 19 janvier à ne pas louper

Procès d’Edouard Balladur, nouvelles recommandations pour les masques, Navalny en prison : Voici les informations nationales et internationales qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

National

Balladur et Léotard sont sur un bateau

Vingt-cinq ans après les faits, le procès des anciens ministres Edouard Balladur et François Léotard pour « complicité d’abus de bien sociaux » ne va pas s’arrêter.

Les deux hommes d’état sont jugés par Cour de justice de la République, le seul organe habilité à juger les ministres pour des actes commis durant leurs mandats. Ils sont soupçonnés d’avoir bénéficié de rétro-commissions venues de contrats d’armement pour financer la campagne présidentielle de 1995.

Le point de départ de cette affaire date du 8 mai 2002. Un attentat à Karachi, au Pakistan, fait quatorze morts. Onze d’entre eux sont des français de la Direction des constructions navales. Ils se rendaient alors sur un site d’assemblage de sous-marins. L’évènement est d’abord considéré comme un attentat d’Al-Qaïda. Ce n’est qu’en 2008 qu’une nouvelle piste est explorée. Mediapart révèle l’existence d’un rapport confidentiel : dans celui-ci la thèse de représailles par des responsables pakistanais est avancée. Ils ont été privés de commissions lorsque Jacques Chirac a mis fin à ce système de pots-de-vin qui profitait à Edouard Balladur.

L’affaire a déjà été jugée par un tribunal sur le volet non ministériel de l’affaire. Le 15 juin 2020, les entourages d’Edouard Balladur, François Léotard et Nicolas Sarkozy (alors ministre du budget) sont condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, recel ou complicité. Le tribunal a officiellement statué l’existence de « rétro-commissions […] a destinations des comptes de campagne de M. Edouard Balladur ». Le transfert examiné aujourd’hui est un versement en espèces, effectué en une seule fois, de 10,2 millions de francs.

Bas les masques face aux variants du Covid-19

Avec l’apparition et la circulation de plus en plus importante des variants britannique et sud-africain du Covid-19, le Haut Conseil de la santé (HCSP) recommande d’éviter certains types de masques. Les masques en tissu de catégorie 2 et que les masques fabriqués de façon artisanale sont visés par ces consignes.  Selon Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP, ces masques « filtrent moins bien » et les productions artisanales ne font l’objet « d’aucun contrôle sur leur performance ». Le masque en tissus de catégorie 1 reste donc l’option recommandée, celui-ci possède une capacité de filtration de 90% selon les normes de l’Agence française de normalisation.

Sur le point des vaccinations, Oliver Véran, ministre de la Santé, a affirmé sur France Inter que les services de santé auraient « vacciné d’ici la fin de février 2,4 millions de Français avec du Pfizer et du Moderna, et, si l’Astra-Zeneca et d’autres vaccins devaient être validés, nous pourrions atteindre 4 millions ».  

En plus de 2020, le Covid nous pique de l’espérance de vie

Selon le bilan démographique 2020 de l’Insee, la France a atteint son taux de naissance le plus bas depuis 1945. Seulement 740.000 bébés sont nés en France l’année dernière. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, l’espérance de vie à la naissance à également baissé. Les femmes vivent en moyenne 85,2 ans (soit une perte de cinq mois) et les hommes vivent jusqu’à 79,2 ans (six mois de moins). Et jamais deux sans trois : je vous écrivais également dans une revue d’actualité précédente que l’Insee avait annoncé une augmentation de la mortalité de 9% en France en 2020.

International

Alexeï Navalany, le cadeau empoisonné en Russie

Après cinq mois de convalescence en Allemagne, l’opposant politique Alexeï Navalny a été arrêté dimanche 17 janvier, immédiatement à son retour en Russie pour avoir violé des mesures de contrôle judiciaire. L’homme dont « Vladimir Poutine n’a pas peur » était attendu par la police a la sortie de son avion à Moscou. Malgré plusieurs appels de la communauté internationale à la libération de Navalny, la Russie a signifié très clairement « qu’elle ne prendra pas en considération » ces demandes.
Ce refus à lieu au même moment que la parution d’une vidéo de l’opposant. Spécialisé dans les affaires d’anti-corruption, Navalny accuse Vladimir Poutine d’être, via des intermédiaires, le propriétaire d’un terrain de 7000 hectares et d’un immense « palais » près de la ville de Guélendjik, sur les rives de la mer Noire. La propriété du lieu serait au FSB (les services spéciaux russes) et aurait été l’objet d’un investissement de 100 milliards de roubles soit 1,12 milliard d’euros.
Tout comme pour les accusations d’empoisonnement de Navalny, le Kremlin a rejeté ces accusations.

Etats-Unis, une cérémonie pour VIP sous haute sécurité

Le grand moment international du 20 janvier aura lieu à 18 heure en France, il s’agit de l’investiture du président des Etats-Unis Joe Biden. L’évènement s’annoncé comme unique pour plusieurs raisons.
La première, c’est l’absence du président sortant à la cérémonie, Donald Trump a refusé d’y assister et brise 150 ans de protocole.
La seconde raison, c’est que 25 000 réservistes de la garde nationale sont mobilisés pour protéger Washington. A titre de comparaison, il s’agit de cinq fois le nombre de militaires américains actuellement stationnés en Irak et en Afghanistan.
Enfin, autre élément singulier : Cette cérémonie risque d’être celle au public le plus restreint depuis 76 ans, lors du quatrième mandat de Franklin D. Roosevelt. Pour des raisons de sécurité et de mesures sanitaires, le National Mall, l’esplanade qui s’étend du Washington Monument jusqu’au Capitole, sera fermé au public. Afin de remplacer la foule manquante, 200 000 drapeaux ont été plantés devant le capitole. Le nouveau président doit prêter serment à 12 heure pile, heure locale.

Mise à jour du 20/01 : Après un examen pour vérifier les liens de certains soldats avec l’extrême droite, une douzaine de membres de la Garde nationale américaine ont été mis a pied et écartés de l’équipe en charge de la sécurisation de la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden. Selon Jonathan Hoffman, porte-parole du Pentagone, cette décision a été prise pour des « mesures de prudence ».
Dernier rebondissement de la présidence, Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller qui l’avait conseillé durant sa campagne de 2016, Steve Bannon. Agé de 66 ans, il est accusé de détournements de fonds (plus d’un million de dollars) concernant le projet de construction du fameux mur de Donald Trump.

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